10 bonnes raisons qui vont vous décider à venir travailler en Suisse en tant qu’ingénieur

Par Romain Hofer
Publié le 17.08.2021

Après plusieurs centaines de riches échanges avec des candidates et candidats de tous horizons, j’ai enfin pris le temps de résumer ce qui attire les ingénieures et ingénieurs à venir travailler en Suisse.

J’aime vivre et travailler en Suisse et aujourd’hui je partage avec vous les 10 bonnes raisons qui vont vous décider à venir travailler en tant qu’ingénieur en Suisse, un condensé plus qu’un guide de mes échanges de ces derniers mois avec autant des résidents de Suisse, France, Belgique, Luxembourg, etc. que des frontaliers.

1. L’argent 

On ne va pas se mentir, si l’argent ne fait pas (que) le bonheur, il reste un élément de motivation, important. Alors oui le coût de la vie en Suisse reste parmi les plus élevés en Europe. Véritable « îlot de cherté », le coût de la vie y est sensiblement plus élevé (140) qu’en France (98) ou en Allemagne (100) par exemple (source OCDE, indice des niveaux de prix). 

Mais pas de panique, car fort heureusement les salaires et surtout le pouvoir d’achat en Suisse sont parmi le plus élevé au monde. Pour preuve, « en 2019, un panier type d’utilité équivalente coûtait 173 francs en Suisse, 111 euros en Allemagne, 109 euros en France, 100 euros en Italie et 114 euros en Autriche. Son coût moyen dans les 27 États membres de l’UE était de 100 euros. » (source : OFS, office fédérale de la statistique).

Travailler et vivre en Suisse reste donc très intéressant d’un point de vue économique, mais les hauts salaires ne sont de loin pas l’unique bonne raison.

2. Des employeurs très attractifs

La Suisse est un marché de PME puisque 99,7% des sociétés sont des petites et moyennes entreprises (soit jusqu’à 249 employés) et représentent plus de 2/3 des emplois. 

Richemont, Nestlé, Novartis, UBS, Medtronic, Schindler, Google, … ; impossible ici de lister toutes les entreprises connues et moins connues. Beaucoup ont choisi d’établir leur siège, leur centre de R&D ou / et de production en Suisse pour sa situation géographique au cœur de l’Europe et son fuseau horaire, pour sa politique économique libérale, une loi du travail peu contraignante (en tout cas moins que les voisins), sans oublier une stabilité politique et une résilience incroyable face aux différentes crises économiques et sanitaires. Vous trouverez donc en Suisse un choix et une diversité peu égalés.

3. Impôts et autres taxes

Soyons clairs, la fiscalité suisse est très avantageuse avec des taux d’imposition des personnes physiques (mais pas forcément les personnes morales…) parmi les plus faibles d’Europe, le reflet d’une structure fédérale et décentralisée avec une taxation à trois niveaux, fédéral, cantonal et communal. Et cela se vérifie autant pour les impôts directs (sur le revenu, la fortune, etc.) que pour les impôts indirects (comme une TVA à 7,7%, le taux d’Europe le plus bas !).

La concurrence, plus ou moins saine, entre les cantons et communes peut être à l’avantage de certaines grandes fortunes et entreprises en recherche d’optimisation fiscale …

Pas évident de donner ici un exemple car le montant de vos impôts va dépendre de plusieurs conditions, non seulement de vos revenus mais également de votre fortune, situation familiale et aussi de votre domicile.

A titre d’exemple, pour un salaire brut annuel de CHF 80’000, si vous êtes célibataire, votre charge fiscale sera de 15,11% à Genève, et 16,26% à Neuchâtel. Avec un salaire brut annuel de CHF 150’000, famille à deux revenus avec deux enfants, à Genève, votre charge fiscale sera de 10,15% (pour plus d’informations: Statistiques fiscales de l’administration fiscale des contributions, AFC). Les impôts sont donc bien inférieurs en Suisse que dans la moyenne des pays de l’Union Européenne…

4. La stabilité économique, politique et sociale tout en étant innovant

Il faut savoir que de nombreux classements placent régulièrement la Suisse parmi les pays les plus stables et sûrs au monde (source: IMD World Competitiveness Center 2017). La Suisse est un pays neutre (depuis 1515 !), siège de quelque 40 organisations internationales (OMC, ONU, HCR, BIT, UNESCO, …), 38 fédérations sportives (UEFA, FIFA, CIO, …) et autres organisations mondialement réputées (WEF, CERN, …). Preuve qu’ici en Suisse cette stabilité et cette neutralité donnent confiance et rassurent.

5. Le paradis des randonneurs, skieurs, cyclistes et … surfeurs

Si la Suisse n’a pas d’accès à la mer (mais elle a une marine marchande, si si), elle possède d’autres atouts, été comme hiver, pour les amoureux de la nature et du sport. Jugez plutôt : 1’500 lacs, 65’000 km de sentiers pédestres (avec plus de 50’000 panneaux indicateurs…), 10’000 km d’itinéraires VTT balisés  – les forêts couvrent près de 30% du pays, les alpes 60% – 7’000 km de pistes de ski et des milliers de km pour la randonnée à ski, etc. 

Surfer sur les vagues en Suisse ? Oui c’est aussi possible, à l’Alaïa Bay; avec ses 8500m2, ce bassin de surf unique en Europe continentale est plutôt bluffant.

6. La qualité de vie et le bonheur

La qualité et les conditions de vie sont des concepts plutôt individuels basés sur nos attentes, nos valeurs et notre perception. Force est de constater que plusieurs villes suisses sont régulièrement présentées en tête de divers classements liés à la qualité de vie, celles-ci étant un indicateur officiel établi depuis peu par l’OCDE. ZurichGenève et Bâle, mais aussi LausanneNeuchâtel et Berne figurent dans ces classements.

En 2021, la Suisse se classe au 3e rang des pays les plus heureux au monde, derrière la Finlande et le Danemark. Le taux de chômage y est en outre très bas en comparaison internationale (même en périodes de crise).

En termes de système de santé, la Suisse figure en 3e place derrière le Japon et Singapour, avec son système universel basé sur l’obligation de chaque personne domiciliée en Suisse (frontalier compris) de souscrire une assurance maladie. L’espérance de vie en Suisse est d’ailleurs parmi les plus hautes au monde (juste derrière le Japon).

7. Un environnement multiculturel et international

Avec ses quatre langues nationales officielles (allemand pour 63% de la population, français 23%, italien 8% et romanche < 1%), la Suisse est déjà très multiculturelle à la base (un casse-tête pour les graphistes qui ne savent plus où placer les mentions légales et autres textes sur les emballages!).

Mais saviez-vous que près de 24% des habitants suisses n’ont pas comme langue principale l’une de ces quatre langues ? L’anglais, le portugais et l’espagnole figurent parmi les langues étrangères les plus parlées en Suisse. Chercher et trouver des offres d’emploi mentionnant la maîtrise de deux à trois langues est courant. Les sites les plus visités en Suisse pour les offres d’emploi sont les réseaux LinkedIn et Xing (pour le marché germanophone) ainsi que les jobboards job.ch et jobup.ch

8. Transports publics et temps de trajets

Nul besoin de voiture pour voyager en Suisse et se rendre au travail, grâce à un réseau de transports publics très danse. D’ailleurs le temps de trajet moyen pour se rendre à son travail n’est que de 30 minutes.

En Suisse, chaque habitant parcourt en moyenne plus de 2’400 km en train par année sur le territoire, record mondial ! Vous pouvez même monter jusqu’à 3454 m d’altitude, au Jungfraujoch, la gare la plus haute d’Europe. Et si le train ne vous suffit pas, le car postal dispose d’un réseau de 17’000 km et pas moins de 14’000 arrêts jusqu’aux lieux les plus improbables (pour rechercher vos correspondances, visitez site cff.ch).

9. Au centre de l’Europe

Véritable carrefour de l’Europe, la Suisse est idéalement située au centre du continent avec des liaisons aériennes (3 aéroports internationaux à Zurich, Genève, Bâle, mais aussi 11 régionaux dont Sion et Berne) autant que ferroviaires, particulièrement bien développées. Trouver des liaisons et des offres quotidiennes reliant les principales villes européennes est chose facile.

10. Formation, science et recherche

Pays le plus innovant de la planète, la Suisse compte pas moins de 10 universités et 2 écoles polytechniques fédérales (l’EPFL à Lausanne et l’ETH à Zurich sont toutes deux classées dans le top 20 des meilleures uni au monde). A celles-ci s’ajoutent de nombreuses hautes écoles spécialisées (HES), formant près de 230’000 étudiantes et étudiants. 3,4% du PIB Suisse est consacré à la science et au savoir, soit davantage que la plupart des pays de l’OCDE. 

Si vous recherchez l’équilibre entre une vie professionnelle enrichissante et une vie privée et familiale, la Suisse est la destination à mettre tout tout en haut de votre liste. Et si vous êtes à la recherche d’un emploi en tant qu’ingénieur en Suisse, que vous êtes de nationalité suisse, au bénéfice d’un permis de travail valable (B, C ou G) ou ressortissant d’un des États membres de l’Union Européenne, visitez notre site et nos offres d’emploi, contactez-moi ou envoyez-moi votre dossier.

Si vous avez d’autres bonnes raisons qui vous ont décidé à venir travailler en tant qu’ingénieur en Suisse, ou besoin de conseils, où que vous résidiez, écrivez-moi ou contactez-moi sur LinkedIn, et partagez vos informations et conseils pratiques.

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